Le chip qui freine de Justin Thomas : le « nippy »
Il sort bas, prend un ou deux rebonds puis s’arrête net : c’est le « nippy », ce chip qui freine tard. Face à un joueur de No Laying Up, Justin Thomas explique comment il le joue au wedge de 60°, et pourquoi son exercice préféré tient en trois balles.
À suivre
Ce que montre la leçon
Pour Justin Thomas, le chipping ne doit pas être technique : les joueurs qui ressemblent à des robots au-dessus de la balle sont rarement de bons chippeurs. Son exercice préféré le résume : trois balles, une haute, une moyenne, une basse, sans jamais jouer deux fois le même chip. Il joue surtout son 60°, poids majoritairement sur le pied avant, et lit le vent : vent arrière, la balle s’arrête moins ; vent de face, il peut la poser presque au trou. Pour le chip bas, il pose plus de poids devant, ferme la face, fait atterrir la balle à un mètre ou deux sur le green et la laisse rouler.
Le « nippy » est un autre coup : bas, mais qui freine au deuxième rebond. Thomas le décrit comme un chip « couvert » : balle reculée dans le stance, face à peine ouverte (elle s’ouvre surtout naturellement à la montée), et un corps qui vient couvrir la face en traversant, sur un geste assez vertical, légèrement de l’extérieur vers l’intérieur, comme un petit cut bas. Le poids continue d’aller vers la cible. Pour sentir ce mouvement, il conseille de taper des chips stance très fermé. Deux réglages de la démonstration : des rainures propres et sèches, sinon la balle « flotte », et une balle assez reculée, sinon elle monte tout droit.
L’exercice, étape par étape
- Prenez trois balles et un wedge de 60° autour d’un green avec de la pente.
- Jouez une balle haute, une moyenne, une basse, en regardant chaque fois où la balle doit atterrir.
- Pour la basse, poids nettement devant, face un peu fermée, atterrissage tout près du bord du green.
- Pour le « nippy », reculez la balle dans le stance et gardez une face presque neutre.
- Montez en laissant la face s’ouvrir naturellement, puis descendez de façon assez verticale, légèrement de l’extérieur.
- Traversez en sentant le corps tourner vers la cible et couvrir la face, sans relâcher la vitesse.
- Essuyez la face entre deux balles pour garder des rainures propres.
Les points clés à retenir
Les erreurs à éviter
- Penser à mille choses au-dessus de la balle au lieu de réagir à ce qu’on voit.
- Jouer le chip facile sans attention, par habitude.
- Balle trop avancée sur le « nippy » : elle monte tout droit sans mordre.
- Stance trop ouvert : le geste devient un simple traîné, mains devant.
- Ralentir à l’impact, surtout avec un club moins ouvert.
- Chipper avec des rainures sales ou humides.
Mode practice
À garder sous les yeux, sur le tapis.
- Trois balles : haute, moyenne, basse, chacune vers un autre point d’atterrissage
- Nippy : chips stance très fermé pour sentir le corps couvrir la face
- Noter le coup qui marche le moins ce jour-là et le travailler
- Face essuyée entre chaque série
Vos questions
Où placer la balle pour jouer le « nippy » ?
Reculée dans le stance. Dans la vidéo, le premier essai du joueur monte tout droit parce que la balle est trop avancée ; reculée et face presque neutre, elle sort plus bas et freine.
Faut-il beaucoup ouvrir la face pour que le chip freine ?
Non. Thomas parle d’une face relativement neutre, qui s’ouvre surtout naturellement à la montée. C’est le corps qui la « couvre » en traversant, tout en gardant la face un peu ouverte au finish.
Pourquoi jouer le chip bas au 60° plutôt qu’au 56° ?
Avec moins de loft, il dit qu’il risque inconsciemment de ralentir. Le 60° lui permet de rester agressif et d’accélérer dans la balle, ce qu’il veut toujours au chipping.
À quoi sert l’exercice des trois balles en échauffement ?
À repérer les tendances du jour : si la balle haute ne fonctionne pas, il le sait avant de partir sur le parcours, et il sait aussi quel coup travailler ensuite.
Aller plus loin
Vidéo publiée sur YouTube par son créateur (Justin Thomas). Best Golf Tips sélectionne et résume les meilleures leçons gratuites, sans les héberger.
