Le pitch avec backspin de Justin Thomas : grip et mains
Ses pitchs montent haut et s’arrêtent net. Avec Parker McLachlin (Short Game Chef), Justin Thomas explique ce qu’il fait vraiment : un grip gauche plus faible, des mains plus basses et une vitesse qu’il dose uniquement avec les mains.
À suivre
Ce que montre la leçon
Pour un pitch haut et doux, Justin Thomas procède comme en bunker : il prend le grip gauche plus faible, davantage dans la paume que dans les doigts. Dans les doigts, la face a tendance à se fermer ; dans la paume, elle s’ouvre d’elle-même, sans manipuler les avant-bras. Plus il veut monter la balle, plus il abaisse les mains et s’éloigne un peu de la balle pour exposer le rebond. Ses bras semblent aller moins vite que sur ses pleins swings, mais il ne cherche pas à ralentir : il ne veut ni accélérer ni freiner, et compare ce coup à un long putt d’approche, comme le lui disait son ancien caddie Jimmy Johnson.
Toute la sensation de distance passe par les mains : « de combien mes mains doivent bouger pour que la balle aille là ». Pression du grip : il n’y a pas de bonne réponse, il faut connaître la sienne (environ 5 ou 6 sur 10 pour lui sur ce coup). L’effet dépend d’abord du lie : selon le sens du gazon, une balle ne pourra pas tourner autant. Pour en ajouter, il a la sensation de « lancer » la tête de club, mains un peu plus loin du corps, contact légèrement vers le talon et chemin un peu plus à gauche. Pour l’effet maximal, il se ferme, recule les mains et coupe franchement à travers la balle.
L’exercice, étape par étape
- Lisez le lie et le sens du gazon : décidez si la balle peut vraiment tourner.
- Placez le grip gauche plus faible, davantage dans la paume.
- Abaissez les mains et éloignez-vous légèrement de la balle pour exposer le rebond.
- Visualisez la distance et demandez-vous de combien les mains doivent bouger.
- Swinguez sur un tempo régulier, comme un long putt, sans accélérer ni freiner.
- Pour plus d’effet, sentez la tête de club « lancée » et un chemin un peu plus à gauche.
- Pour l’effet maximal, fermez-vous, mains plus en arrière, et coupez à travers la balle.
Les points clés à retenir
Les erreurs à éviter
- Garder le grip dans les doigts : la face veut se refermer.
- Ouvrir la face en tournant les avant-bras pendant le geste.
- Ralentir volontairement les bras avant l’impact.
- Tirer la balle vers la gauche au lieu de swinguer vers la gauche.
- Chercher de l’effet sur un lie qui ne le permet pas.
Mode practice
À garder sous les yeux, sur le tapis.
- Comparer grip dans les doigts et grip dans la paume sur quelques balles
- Mains hautes puis mains basses : observer la hauteur de balle
- Série au tempo de long putt
- Même coup sur plusieurs lies pour voir l’effet changer
Vos questions
Pourquoi mettre le grip dans la paume plutôt que dans les doigts ?
Pour Justin Thomas, dans les doigts la face a naturellement tendance à se fermer. Dans la paume, avec un grip gauche plus faible, elle s’ouvre d’elle-même, sans avoir à la manipuler avec les avant-bras.
Faut-il ralentir les bras pour faire monter la balle ?
Non. Ses bras paraissent plus lents, mais il dit ne pas le chercher. Il ne veut ni accélérer ni freiner : il garde un tempo régulier, comme sur un long putt.
Quelle pression de grip sur ce pitch ?
Il n’y a pas de bonne réponse pour lui, l’important est de connaître la sienne. Il se situe vers 5 ou 6 sur 10 sur ce coup, un peu plus dans le rough ou le bunker.
Comment ajouter encore de l’effet ?
D’abord avec un bon lie. Ensuite, il a la sensation de lancer la tête de club, mains un peu plus loin, contact vers le talon et chemin plus à gauche ; pour l’effet maximal, il se ferme et coupe nettement à travers la balle.
Aller plus loin
Vidéo publiée sur YouTube par son créateur (Justin Thomas). Best Golf Tips sélectionne et résume les meilleures leçons gratuites, sans les héberger.
