Augmenter sa vitesse de club : réglages et exercices
Pas de promesse de 50 m de plus au drive : Quentin Rachinel veut simplement vous aider à exploiter au mieux votre propre swing. Il passe en revue les réglages à vérifier avant de swinguer, ce qui libère réellement la vitesse, puis deux exercices pour sentir le club accélérer au bon endroit.
À suivre
Ce que montre la leçon
Avant le swing, quelques précautions. Le loft du driver : avec une vitesse modeste, n’hésitez pas à monter vers 11,5 voire 12°, la balle portera plus loin. La hauteur de tee : le milieu de la balle doit se trouver à l’intérieur de la hauteur de la face. La distance à la balle (bras qui tombent naturellement) et la position de balle sur le talon du pied avant, tête derrière la balle, corps droit, pour un angle d’attaque neutre ou très légèrement remontant.
En mouvement, la vitesse vient d’abord du relâchement : selon lui, un muscle crispé est bridé par le cerveau, un muscle en étirement libère bien plus de puissance. Elle vient ensuite de l’amplitude : en tournant les hanches, les deux épaules bougent et l’arc du club s’allonge. Tout le corps bouge ensemble, sans ajouter d’action des poignets, et l’élan se prend dans l’axe de la cible, ni à la verticale ni derrière le dos. Le contact compte aussi (le smash factor, plafonné à 1,50, se vérifie sur radar). Pour sentir la vitesse : faites siffler le club tenu à l’envers, le plus fort possible et après la balle, puis faites des swings continus avec un sandwedge dans le rough en cherchant à accélérer malgré le frein de l’herbe.
L’exercice, étape par étape
- Vérifiez le loft de votre driver et, si votre vitesse est modeste, envisagez un loft plus élevé.
- Réglez la hauteur du tee : le milieu de la balle à l’intérieur de la face.
- Placez la balle sur le talon du pied avant, bras qui tombent vers le sol, corps droit.
- Faites des swings continus avec deux clubs, comme une balançoire, avec le moins d’effort possible.
- Retournez un club et faites-le siffler le plus fort possible, juste après la position de la balle.
- Refaites l’exercice club à l’endroit en cherchant le même sifflement.
- Avec un sandwedge, enchaînez des swings sans vous arrêter en traversant le rough.
Les points clés à retenir
Les erreurs à éviter
- Jouer un driver trop peu lofté pour sa vitesse.
- Un tee trop bas ou trop haut qui fait toucher la balle en bas ou en haut de la face.
- Se pencher vers la balle et basculer pendant le swing.
- Bloquer les hanches et ne tourner que les épaules.
- Ajouter une action des poignets, qui fige le reste du corps.
- Prendre l’élan à la verticale avec les bras ou en enroulant le club derrière le dos.
Mode practice
À garder sous les yeux, sur le tapis.
- Échauffement : deux clubs swingués en continu, sans effort
- Club à l’envers : faire siffler après la balle, puis club à l’endroit
- Swings continus au sandwedge dans le rough
- Contrôle du smash factor sur radar si le practice en est équipé
Vos questions
Quel loft choisir si je ne swingue pas vite ?
Quentin Rachinel conseille de ne pas s’imposer un driver à 9,5 ou 10,5°, mais de monter vers 11,5 voire 12° : la balle s’élève plus vite et porte plus loin.
Pourquoi faire siffler le club tenu à l’envers ?
Sans le poids de la tête, on cherche seulement la vitesse et on l’entend. L’objectif est que le sifflement le plus fort se produise après la balle, signe que le club accélère dans la balle au lieu de ralentir.
À quoi sert l’exercice dans le rough ?
En enchaînant des swings au sandwedge à travers l’herbe, on sent le léger coup de frein du rough et l’on apprend à continuer d’accélérer. Il travaille aussi le rythme.
Faut-il ajouter les poignets pour gagner de la vitesse ?
Non. Selon la vidéo, ajouter une articulation oblige à verrouiller le reste du corps et fait perdre beaucoup de vitesse : tout le corps bouge en même temps.
Aller plus loin
Vidéo publiée sur YouTube par son créateur (Quentin Rachinel). Best Golf Tips sélectionne et résume les meilleures leçons gratuites, sans les héberger.
