Finir le backswing : sortir le corps du chemin du bras
Un excellent coup, puis un désastre ; peu d’effort quand ça marche, moins de distance quand on force. Pour Edouard Montaz, de Wisdomingolf, la réponse se trouve souvent en haut du swing : un backswing qui n’est pas fini.
À suivre
Ce que montre la leçon
Edouard Montaz construit chaque coup de la fin vers le début : la cible, la trajectoire, le setup, puis le backswing. Il conteste les backswings où le bas du corps bouge peu et où les épaules tournent en résistance, qu’il juge contraires à l’anatomie. Son image : un sabre qui coupe un bambou. Pour avoir de l’amplitude sans se blesser, le corps doit sortir du chemin, et la vitesse suit la séquence sol, hanches, torse, bras, club. Il cite en modèles Ben Hogan, Bobby Jones, Jack Nicklaus, Moe Norman, Lee Trevino et Tom Watson.
L’exercice : en posture, laisser tomber le poids du bras gauche. Si le corps ne bouge pas, le bras le percute ; le corps réagit alors et sort du chemin, en restant centré, le poids au milieu des pieds. Selon les joueurs, la cheville gauche roule vers l’intérieur ou le talon gauche se lève, comme chez Phil Mickelson. Une fois le backswing fini, on prend appui sur le pied gauche et on relâche. Sur le parcours, la pensée finale n’est pas le backswing mais un fouet vers la cible, le club qui coupe l’herbe.
L’exercice, étape par étape
- Debout, face à un partenaire, laissez tomber le poids de votre bras : il bute contre le corps.
- Prenez votre posture, penché des hanches, et laissez tomber le bras gauche : sentez où il percuterait le corps.
- Laissez hanches et cage thoracique tourner pour qu’il ne vous touche pas, en restant centré.
- Reprenez avec un club et montez jusqu’à ne plus pouvoir aller plus loin, genou gauche vers l’intérieur, talon gauche libre si besoin.
- Gardez les yeux sur la balle ; la tête peut tourner légèrement.
- Prenez appui sur le pied gauche et relâchez le club vers la cible, comme pour couper l’herbe.
Les points clés à retenir
Les erreurs à éviter
- Bloquer les hanches et tourner les épaules en résistance.
- Ne bouger que le bras : peu d’amplitude et beaucoup de fatigue.
- Déplacer son poids au lieu de rester centré.
- Ne penser qu’à finir le backswing sur le parcours, sans intention vers la cible.
Mode practice
À garder sous les yeux, sur le tapis.
- Exercice du bras qui tombe, sans club puis avec club
- Swings complets « full backswing, full release » vers un point intermédiaire
- Contrôle : pouvoir répéter le geste matin, midi et soir sans fatigue
- Coupe d’herbe vers la cible à chaque swing
Vos questions
Comment savoir si mon backswing est fini ?
Pour Edouard Montaz, quand le corps est sorti du chemin du bras gauche au complet et que vous ne pouvez pas aller plus loin. Le test : sentir que vous pourriez fouetter le club sans effort, coup après coup.
Le talon gauche peut-il décoller ?
Oui. Selon les joueurs, la cheville gauche roule vers l’intérieur ou le talon gauche se lève. Ce n’est pas grave tant que vous restez centré.
Pourquoi ne pas tourner les épaules contre les hanches ?
Selon lui, cette résistance ne respecte pas l’anatomie et demande trop d’énergie au joueur amateur. Il préfère l’exemple de Ben Hogan, Jack Nicklaus ou Tom Watson.
À quoi penser en haut du swing ?
Pas au backswing : à un fouet vers la cible, le club qui coupe l’herbe dans la direction voulue.
Aller plus loin
Vidéo publiée sur YouTube par son créateur (Edouard Montaz). Best Golf Tips sélectionne et résume les meilleures leçons gratuites, sans les héberger.
